Second Home – Garland online exhibition

The new online magazine Garland has just published an exhibition on the theme of Second Home in which I have presented my series of the Native and the Migrant together with my writings on the subject matter:

The Migrant, detail. © Blandine Hallé 2015
The Migrant, detail. © Blandine Hallé 2015

In a post-modern point of view a nomad is a person who can be described in neither space nor time, by contrast with a person living a sedentary existence who can be defined in space and time (1). For the last thirty years I have lived a nomadic lifestyle where I have had two homes, if not physically, at least in my heart and mind – one in my country of origin, France, and one abroad. As a young adult, I was considering France as my primary home, and the second one would be in the other location where I would go and live for some time – a foreign country, another continent. As life went on, the experience reversed to the opposite. Having lived most of the last 18 years in Australia, I progressively identified this continent as being my primary home, and France became the second one. For many years I was torn with the idea that at some point I would have to choose between one and the other, as if migrating to a new place as an adult you could completely erase the culture and language of the country you came from. Today I have accepted with great relief that I don’t have to choose, I can have one home and a second one. I can be Australian and French.

As an artist, I enjoy this nomadic lifestyle according to the seasons and times of the year. From place to place I hunt for inspiration and potential clients, I gather materials and images. I collect seeds and pods, discarded materials, found objects and photographs that I repurpose and upcycle into visual and/or wearable art.

The second home is always the one where I am not, the empty one, the one in my dreams, that is waiting for me to comfortably move in, with the same pleasure and sense of relief that one feels putting on an old familiar jacket.

(1) http://www.imuhar.eu/site/en/nomads/modern_nomads.php?lang=EN

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The Native, detail. © Blandine Hallé 2015

Le nouveau magazine en ligne Garland vient juste de publier une exposition sur le thème du “deuxième chez moi” pour laquelle j’ai présenté mes séries du Natif et du Migrant avec ce que j’ai écrit sur le sujet:

D’un point de vue post-moderne, un nomade est une personne qui ne peut pas être décrite selon l’espace et le temps, par contraste avec une personne qui vit une existence sédentaire qui elle peut être définie dans l’espace et le temps (1). Ces trente dernières années j’ai vécu une vie de nomade où j’ai eu deux « chez moi », si non physiquement, du moins dans mon cœur et mon esprit – un dans mon pays d’origine en France, et un à l’étranger. En tant que jeune adulte, je considérais la France comme mon premier « chez moi », et le second était l’autre endroit où je vivais pendant un certain temps – un pays étranger, un autre continent. Les années ont passées et l’expérience s’est inversée. Ayant vécu la majorité des 18 dernières années en Australie, j’ai progressivement identifié ce continent comme étant mon premier « chez moi », et la France est devenu le deuxième. Pendant de nombreuses années j’étais tourmentée par l’idée qu’un jour j’aurais à choisir entre l’un ou l’autre, comme si en immigrant en tant qu’adulte vous pouviez complètement effacer la culture et la langue du pays d’où vous veniez. Aujourd’hui j’ai accepté avec un grand soulagement que je n’ai pas à choisir, que je peux avoir un premier « chez moi » et également un deuxième. Je peux être australienne et française.

En tant qu’artiste, je profite du mode de vie nomadique en fonction des saisons et des périodes de l’année. D’un endroit à un autre je suis  en chasse d’inspiration et de clients potentiels, je fais la cueillette de matériaux et d’images. Je collectionne les graines et les cosses, les objets jetés et trouvés, les photos que je réutilise et recycle en art plastique et/ou en bijou contemporain.

Le second « chez moi » est toujours celui où je ne suis pas, celui qui est vide, celui de mes rêves, qui m’attend pour que je m’y réinstalle confortablement, avec le même plaisir et la sensation de détente que l’on ressent en enfilant une vieille veste familière.

Touring exhibition

After being presented in Sydney and Brisbane, the Attitude As Form exhibition is showing at the Redland Art Gallery, Cleveland (Queensland) from 24 January to 28 February 2016.

The exhibition is advertised in Art Collector – What’s on, January 2016 and Facebook

We thank Beau Allen, curator, for organising the tour as well as Artisan (Qld) for their support.

For the conceptual statement of my necklace “Stitches”, follow this link.

sterling silver, antique buttons, red linen thread
stitches. sterling silver, antique buttons, red linen thread. © Blandine Hallé

Apres avoir été présentée à Sydney et Brisbane, l’exposition Attitude As Form (l’attitude en tant que forme) est presentée à la Redland Art Gallery, à Cleveland (Queensland) du 24 janvier au 28 février 2016. L’exposition est promue dans Art Collector – janvier 2016 et sur Facebook.

Nous remercions Beau Allen, directrice de l’exposition, pour avoir organisé cette tournée, ainsi que Artisan (Qld) pour leur soutien.

L’idée conceptuelle de ce collier est expliquée en suivant ce lien.

Selected for Contemporary Wearables ’15

Suburban Tribal, neckpiece closeup. Repurposed plastic tube & conduit, paint, thread. © Blandine Hallé 2015
Suburban Tribal, neckpiece closeup. Upcycled plastic tube & conduit, paint, thread. © Blandine Hallé 20

I am very happy to see my neckpiece of the Suburban Tribal series selected for The Contemporary Wearables Biennial Jewellery Award and Exhibition 2015 (see Gallery Jewellery for more images) . This show invites prominent and emerging jewellers from Australia and New Zealand to show their work in Toowoomba (QLD) and, as part of a possible touring exhibition, other Australian galleries. Award winners and acquisitions will be announced at the official opening and awards ceremony on Sunday 20 September 2015 at 2pm.

Artist Statement:

This neckpiece “Suburban Tribal” is made of discarded materials collected on building sites. It is a satirical view on what has become of the Dreaming in contemporary materialistic Australia, and the loss of its original indigenous significance.

A tribal society is a group of people occupying contiguous territories and having a feeling of unity deriving from similarities in a culture, frequent contacts and a certain community of interests. In such society, apart from body beautification and adornment, jewellery is also used for rituals and to honour deities.

I associate living in Western Australian suburbs with a form of tribal society life where we have placed the house, the car and other objects on an altar that we worship in pagan rituals. We define our place in society by the possession and value of those objects.

Traditionally in tribal society, jewellery is made with products that are easily available for the people; usually the raw materials are humble. Perth’s urban sprawl landscape is full of building sites and skips; the plastic tubing and conduit I re-used are not precious materials.

Contemporary Wearables 15_invitation

Je suis très heureuse de voir le collier de ma série Suburban Tribal (traduction : Tribal de Banlieue, voir plus d’images dans la galerie bijoux) sélectionné pour l’exposition biennale du bijou contemporain « Contemporary Wearables 2015 ». Ce show invite des bijoutiers proéminents et émergeants d’Australie et de Nouvelle Zélande à présenter leur travail à Toowoomba (état du Queensland). Cette exposition pourra voyager dans d’autres galeries en Australie. Les gagnants des prix et les acquisitions seront annoncés lors de l’inauguration le dimanche 20 septembre.

Message d’artiste :

Ce collier « Suburban Tribal » est fait à partir de déchets  de matériaux de construction que j’ai récupérés. Il exprime une vue satirique de ce qu’est devenue le “Rêve” dans l’Australie matérialiste contemporaine et la perte de sa signification originelle dans la culture aborigène.

Une société tribale est un groupe de gens qui habitent des territoires voisins et qui ont un sentiment d’unité grâce à une culture commune, des centres d’intérêts partagés et de fréquents contacts. Dans une telle société les bijoux sont utilisés non seulement pour embellir et décorer le corps, mais aussi pour des rituels et pour honorer les dieux.

J’associe la vie dans les banlieues de l’Australie Occidentale avec la vie dans une forme de société tribale où nous avons élevé le rang de la maison, de la voiture, et d’autres objets au point de les mettre sur un autel pour des rituels de culte païen. Nous définissons notre place dans la société par la possession et la valeur de ces objets.

Dans une société tribale traditionnelle les bijoux sont fait de matériaux qui sont facilement disponibles, en général des matières premières humbles. Le paysage de l’étalement urbain de Perth est rempli de sites de construction et ses bennes à ordures ; le conduit et le tube en plastique que j’ai utilisés ne sont pas des matériaux précieux.

After Sydney, Brisbane…

After 10 days showing in Sydney the exhibition Attitude As Form (where I have a necklace) is now being presented in Brisbane at Artisan until 7 November. I am really pleased with this great exposure, and also very good media coverage through the International Jewellery Online magazine Klimt02

Après avoir été présentée pendant 10 jours à Sydney, l’exposition “Attitude As Form” (où j’ai un collier) est maintenant à Brisbane à la galerie “Artisan” jusqu’au 7 novembre. Je suis très heureuse de la visibilité de l’exposition, ainsi que de la couverture médiatique dans le magazine Internet international de bijouterie Klimt02

In Transit exhibition

in transit invite

Three pieces of jewellery of my serie Suburban Tribal will be presented  from 7 to 17 July  at the In Transit exhibition  in Sydney in conjunction with the JMGA biennale conference EdgesBordersGaps

Opening Saturday 11 July, 4 to 6pm. Depot II gallery,                               2 Danks Street, Waterloo, NSW

Trois bijoux de ma série Tribu de Banlieue seront présentés du 7 au 17 juillet à l’exposition En Transit à Sydney conjointement avec la conférence biannuelle du Groupe des Bijoutiers et Orfèvres d’Australie

Suburban Tribal 3, bangle. Repurposed plastic conduit & pipe, paint, thread
Suburban Tribal 3, bangle. Repurposed plastic conduit & pipe, paint, thread

With the Suburban Tribal serie, I associate life in Australian suburbs with one in a tribal society. In this context, jewellery is worn for rituals and to honour deities as well as for beautification and adornment. In our suburban society, we have placed the house and the car on an altar and we worship them in pagan rituals. In traditional tribal society, jewellery is usually made with humble materials that are easily available. This is the case of the discarded plastic pipes and conduits from building sites that I repurposed, they are not precious materials. This serie is part of a body of work I named A Renovator’s Dream – a pun on the loss of the meaning of the ancient indigenous Dreaming in contemporary Australia.

Suburban Tribal 4, ring. Repurposed plastic pipe & conduit, paint, acrylic, thread. © Blandine Hallé 2015
Suburban Tribal 4, ring. Repurposed plastic pipe & conduit, paint, acrylic, thread. © Blandine Hallé 2015

Avec la série ‘Tribu de Banlieue’, j’associe la vie dans les banlieues australiennes à celle d’une société tribale. Dans ce contexte, les bijoux sont portés pour des rituels et pour honorer des dieux, ainsi que pour la décoration et la beauté. Dans nos sociétés banlieusardes nous avons placé la maison et la voiture sur un autel et nous les vénérons dans des rites païens. Dans les sociétés tribales traditionnelles, les bijoux sont en général faits de matériaux humbles qui sont facilement disponible. C’est le cas ici pour les tuyaux et conduits que j’ai recyclés, ce ne sont pas des matériaux précieux. Cette série fait partie d’un ensemble de travail que j’ai appelé ‘Un Rêve de Rénovateur’ – un jeu de mot sur la perte, dans la société australienne contemporaine, du sens originel du Rêve aborigène.

pendant with red plastic circles and white acrylic squares threaded together
Suburban Tribal 2, pendant. Repurposed conduit, acrylic, paint, thread. © Blandine Hallé 2015

 

Attitude As Form Exhibition

The piece I am presenting in ATTITUDE AS FORM EXHIBITION is named ‘Stitches’.

See Klimt02 International Jewellery Online post

Stitches, pendant, sterling silver, antique buttons, linen thread
Stitches, pendant, sterling silver, antique buttons, linen thread. © Blandine Hallé 2015

This show presents the work of 22 practitioners from Australia and New Zealand exposing a diversity of ideas and approaches to the creation of contemporary jewellery. The exhibition reflects current thinking in the fields of fashion, art, craft and design as they are explored and responded to within the field of adornment.

In this context I wrote about “Stitches”:

“The numbers embossed on the silver rectangles are a symbol of past events, like an imprint of memory. I used the images of numbers stamped on the Munich U-Bahn tickets when you validate them. They record where you have been, what day, what time. This reflects my own looking back at the story of my life as I am currently facing personal challenges and I am uncertain about the future. The straight lines of the rectangles act as a reassuring frame in my unsecure state of mind. In my head I am hanging on to some idea of perfection, which doesn’t exist in reality. I stitched the rectangles together with red thread: I am sawing up the cloth of my life, shredded, torn in pieces, trying to make sense of it. With those stitches, I am joining the edges of my wounds, so they can heal. The red thread is the blood running through my veins, keeping me alive and moving forward. Buttons tighten things together, join them. My mother gave me these antique buttons years ago. They represent the sweetness of childhood, that sense of security that you feel knowing your mother loves you. Through their roundness and softness, they bring balance to the rectangles in the necklace. In the same balancing way that knowing someone cares for me has a soothing effect and helps me overcome my difficulties. ”

The exhibition features the work of: Ari Athans, Miguel Aquilizan, Sun Woong Bang, Fatemeh Boroujeni, Zoe Brand, Laura Burstow, Yu-Fang Chi, Stella Chrysostomou, Anna Davern, Sharon Fitness, Anna Gray, Blandine Halle, Susan Hawkins, Alicia Lane, Bianca Mavrick, Claire McArdle, Marisa Molin, Christine O’Reilly, Claire Townsend, Michelle Wadsworth, Lisa Walker, & Alister Yiap.

Co-curated by Beau Allen and Miriam Carter.
Sponsored by Artisan, Brisbane and Gaffa, Sydney.

9 – 20 July 2015, Gaffa , 281 Clarence Street, Sydney CBD, NSW.
25 July – 7 November 2015,  Artisan, 381 Brunswick St, Fortitude Valley, Brisbane.
Updates: ATTITUDE AS FORM on facebook 
Exhibition Display by Forrest Furniture.

Presented as part of the Jewellers and Metalsmiths Group Australia (NSW) 2015 conferences satellite exhibition program.   

L’exposition « L’attitude se fait forme » présente le travail de 22 professionnels d’Australie et de Nouvelle Zélande qui expriment des idées et des approches différentes de leur pratique de bijoutiers contemporains. Cette exposition est une réflexion sur le courant de pensée actuel dans les domaines de la mode, de l’art, de l’artisanat et du design tel qu’il est exploré dans la décoration et la parure.

Dans ce contexte, voila ce que j’ai ecris au sujet de “Stitches” (“Points de Suture”):

L’empreinte des chiffres sur les rectangles en argent sont symboliques d’évènements passés, comme l’empreinte de la mémoire. J’ai utilisé des images de chiffres tamponnés sur les tickets du train U-Bahn à Munich quand vous les compostez. Ils enregistrent où vous êtes allé, quel jour, à quelle heure. C’est le reflet de mon propre regard sur l’histoire de ma vie alors que je fais face à des défis personnels et que je suis incertaine du future. Les lignes droites des rectangles sont un cadre rassurant pour mon état d’esprit insécurisé. Dans ma tête je m’accroche à une idée de la perfection qui n’existe pas en réalité. J’ai cousu les rectangles ensemble avec un fil rouge : je couds le tissus de ma vie, déchiqueté, mis en pièces, j’essaye d’y trouver un sens. Avec ces points de suture je joins les bords de mes plaies pour qu’elles cicatrisent. Le fil rouge est le sang qui coule dans mes veines, qui me garde vivante et qui me fait avancer. Le rôle des boutons est de joindre les choses ensemble. Ma mère m’a donné ces boutons anciens il y a plusieurs années. Ils représentent la douceur de l’enfance, ce sens de sécurité que vous ressentez en sachant que votre mère vous aime. Leur rondeur et la douceur apportent un équilibre aux rectangles du collier. De la même manière, savoir que quelqu’un se soucie de moi a un effet apaisant et équilibrant qui m’aide à surmonter mes difficultés.