What goes around exhibition

Here is an invitation to come and see my work at this group exhibition opening in Perth this Friday 25 November. It is organised by the Jewellers and Metalsmith Group of Australia (WA) and takes place only every 2 years. This year it is hosted by the renowned Turner gallery and will be presenting the works of 44 local contemporary jewellers.

I am very grateful to the JMGA team to have enable me to participate while I am being  in Barcelona. I am presenting two necklaces from my “40 days 40 necklaces” series. On the invitation you can see the close-up images of both pieces:  “Chain of fools 2” is at the top row, middle photo; “Blossoming” is on the middle row, left photo.

Illustrating the theme “what goes around”, the “Blossoming” necklace represents a reticulation pipe going around a garden of blossoming flowers; the other necklace “chain of fools 2” is made of steel wires that go around an empty void to form spirals.

Following the model of circular economy, I design and make jewellery using discarded materials that I recycle and repurpose. As I am walking around the urban or natural landscape, I collect things I find – objets trouvés. I delight in transforming the mundane and the discarded: through a joyful alchemy, the old and the dirty give birth to a colourful and bright artwork.

Voici une invitation pour venir voir deux de mes œuvres à cette exposition de groupe qui ouvre à Perth ce vendredi 25 novembre. Celle-ci est organisée par le groupe JMGA (WA) et a lieu tous les 2 ans seulement. Cette année elle se déroule à la galerie Turner, une des plus renommées de Perth. Les œuvres de 44 artistes locaux du bijou contemporain seront présentées.

Je suis très reconnaissante à l’équipe de JGMA (WA) de m’avoir permis de participer alors que je suis ici à Barcelone. Je présente 2 colliers de ma série « 40 jours 40 colliers ». Sur l’invitation, vous pouvez voir les photos en plan rapproché de ces deux pièces : « Chain of fools 2 » est sur le rang du haut, au milieu ; « Blossoming » est sur le rang du milieu à gauche.

Ces deux colliers illustrent le thème « ce qui va autour » ou « ce qui fait le tour ». Le collier « Blossoming » représente un tuyau d’irrigation qui va autour d’un jardin en fleurs. L’autre collier « chain of fools 2 » est fait de fils d’aciers qui s’enroulent autour d’espaces vides pour former des spirales.

En suivant le modèle de l’économie circulaire, je conçois et fabrique des bijoux en utilisant des matériaux usés que je recycle et dont je change l’attribution. Alors que je me promène dans le paysage urbain ou naturel, je ramasse des choses que je trouve – des objets trouvés. Je prends beaucoup de plaisir à transformer l’insignifiant et le rejeté : par une alchimie joyeuse le vieux et le sale donnent naissance à une œuvre colorée et lumineuse.

 

40 days 40 necklaces – day 37, “bright as a button”

Day 37, bright as a button. Repurposed button, jarrah beads, brass, stainless steel. © Blandine Hallé 2015
Day 37, bright as a button. Repurposed button, jarrah beads, brass, stainless steel. © Blandine Hallé 2015

For those who are not familiar with the varieties of timber, jarrah or Eucalyptus marginata is one of the most common species of Eucalyptus tree in the southwest of Western Australia. Its wood is dark red and very dense. It is  prized for use in furniture and parquetry. It was also commonly used as a building material and other outdoor uses in Western Australia as it is very resistant to weather and rot. I have boxes full of pieces of jarrah that I have gathered over years, from the woodwork craft that I used to practice to my studio renovation … It was already recycled when I gathered it, so now it’s upcycled.

Pour ceux qui ne sont pas familier avec les variétés de bois, le jarrah ou Eucalyptus marginata est une des espèces d’Eucalyptus les plus communes dans le sud-ouest de l’Australie Occidentale. Le bois est rouge sombre et très dense. Il est prisé pour son utilisation en ébénisterie et parquets. Il était aussi communément utilisé comme matériau de construction et autres utilisations extérieures en Australie occidentale car il est très résistant aux intempéries et à la pourriture (Il est maintenant remplace par le pin traité). J’ai des boites pleines de morceaux de jarrah que j’ai amassé au cours des années, venant du travail du bois que je pratiquais et de la rénovation de mon atelier… Il était déjà recyclé quand je l’ai amassé, il est maintenant ‘upcycled’ (réutiliser des objets ou des matériaux jetés de manière à créer un produit d’une plus haute qualité ou valeur que celui d’origine).

 

Selected for Contemporary Wearables ’15

Suburban Tribal, neckpiece closeup. Repurposed plastic tube & conduit, paint, thread. © Blandine Hallé 2015
Suburban Tribal, neckpiece closeup. Upcycled plastic tube & conduit, paint, thread. © Blandine Hallé 20

I am very happy to see my neckpiece of the Suburban Tribal series selected for The Contemporary Wearables Biennial Jewellery Award and Exhibition 2015 (see Gallery Jewellery for more images) . This show invites prominent and emerging jewellers from Australia and New Zealand to show their work in Toowoomba (QLD) and, as part of a possible touring exhibition, other Australian galleries. Award winners and acquisitions will be announced at the official opening and awards ceremony on Sunday 20 September 2015 at 2pm.

Artist Statement:

This neckpiece “Suburban Tribal” is made of discarded materials collected on building sites. It is a satirical view on what has become of the Dreaming in contemporary materialistic Australia, and the loss of its original indigenous significance.

A tribal society is a group of people occupying contiguous territories and having a feeling of unity deriving from similarities in a culture, frequent contacts and a certain community of interests. In such society, apart from body beautification and adornment, jewellery is also used for rituals and to honour deities.

I associate living in Western Australian suburbs with a form of tribal society life where we have placed the house, the car and other objects on an altar that we worship in pagan rituals. We define our place in society by the possession and value of those objects.

Traditionally in tribal society, jewellery is made with products that are easily available for the people; usually the raw materials are humble. Perth’s urban sprawl landscape is full of building sites and skips; the plastic tubing and conduit I re-used are not precious materials.

Contemporary Wearables 15_invitation

Je suis très heureuse de voir le collier de ma série Suburban Tribal (traduction : Tribal de Banlieue, voir plus d’images dans la galerie bijoux) sélectionné pour l’exposition biennale du bijou contemporain « Contemporary Wearables 2015 ». Ce show invite des bijoutiers proéminents et émergeants d’Australie et de Nouvelle Zélande à présenter leur travail à Toowoomba (état du Queensland). Cette exposition pourra voyager dans d’autres galeries en Australie. Les gagnants des prix et les acquisitions seront annoncés lors de l’inauguration le dimanche 20 septembre.

Message d’artiste :

Ce collier « Suburban Tribal » est fait à partir de déchets  de matériaux de construction que j’ai récupérés. Il exprime une vue satirique de ce qu’est devenue le “Rêve” dans l’Australie matérialiste contemporaine et la perte de sa signification originelle dans la culture aborigène.

Une société tribale est un groupe de gens qui habitent des territoires voisins et qui ont un sentiment d’unité grâce à une culture commune, des centres d’intérêts partagés et de fréquents contacts. Dans une telle société les bijoux sont utilisés non seulement pour embellir et décorer le corps, mais aussi pour des rituels et pour honorer les dieux.

J’associe la vie dans les banlieues de l’Australie Occidentale avec la vie dans une forme de société tribale où nous avons élevé le rang de la maison, de la voiture, et d’autres objets au point de les mettre sur un autel pour des rituels de culte païen. Nous définissons notre place dans la société par la possession et la valeur de ces objets.

Dans une société tribale traditionnelle les bijoux sont fait de matériaux qui sont facilement disponibles, en général des matières premières humbles. Le paysage de l’étalement urbain de Perth est rempli de sites de construction et ses bennes à ordures ; le conduit et le tube en plastique que j’ai utilisés ne sont pas des matériaux précieux.

In Transit exhibition

in transit invite

Three pieces of jewellery of my serie Suburban Tribal will be presented  from 7 to 17 July  at the In Transit exhibition  in Sydney in conjunction with the JMGA biennale conference EdgesBordersGaps

Opening Saturday 11 July, 4 to 6pm. Depot II gallery,                               2 Danks Street, Waterloo, NSW

Trois bijoux de ma série Tribu de Banlieue seront présentés du 7 au 17 juillet à l’exposition En Transit à Sydney conjointement avec la conférence biannuelle du Groupe des Bijoutiers et Orfèvres d’Australie

Suburban Tribal 3, bangle. Repurposed plastic conduit & pipe, paint, thread
Suburban Tribal 3, bangle. Repurposed plastic conduit & pipe, paint, thread

With the Suburban Tribal serie, I associate life in Australian suburbs with one in a tribal society. In this context, jewellery is worn for rituals and to honour deities as well as for beautification and adornment. In our suburban society, we have placed the house and the car on an altar and we worship them in pagan rituals. In traditional tribal society, jewellery is usually made with humble materials that are easily available. This is the case of the discarded plastic pipes and conduits from building sites that I repurposed, they are not precious materials. This serie is part of a body of work I named A Renovator’s Dream – a pun on the loss of the meaning of the ancient indigenous Dreaming in contemporary Australia.

Suburban Tribal 4, ring. Repurposed plastic pipe & conduit, paint, acrylic, thread. © Blandine Hallé 2015
Suburban Tribal 4, ring. Repurposed plastic pipe & conduit, paint, acrylic, thread. © Blandine Hallé 2015

Avec la série ‘Tribu de Banlieue’, j’associe la vie dans les banlieues australiennes à celle d’une société tribale. Dans ce contexte, les bijoux sont portés pour des rituels et pour honorer des dieux, ainsi que pour la décoration et la beauté. Dans nos sociétés banlieusardes nous avons placé la maison et la voiture sur un autel et nous les vénérons dans des rites païens. Dans les sociétés tribales traditionnelles, les bijoux sont en général faits de matériaux humbles qui sont facilement disponible. C’est le cas ici pour les tuyaux et conduits que j’ai recyclés, ce ne sont pas des matériaux précieux. Cette série fait partie d’un ensemble de travail que j’ai appelé ‘Un Rêve de Rénovateur’ – un jeu de mot sur la perte, dans la société australienne contemporaine, du sens originel du Rêve aborigène.

pendant with red plastic circles and white acrylic squares threaded together
Suburban Tribal 2, pendant. Repurposed conduit, acrylic, paint, thread. © Blandine Hallé 2015

 

A Renovator’s Dream & the alchemy of repurposing

“Here stands the mean, uncomely stone,
Tis very cheap in price!
The more it is despised by fools,
The more loved by the wise. ”                                                                                              Arnaldus de Villanova, 13th century alchemist (1)

Oozing charm - closeup1
Oozing charm, close-up. © Blandine Hallé 2015
pendant, recycled timber & black plastic tubing, distressed paint
Oozing charm, recycled timber and plastic, paint, linen thread. © Blandine Hallé 2015

I find the activity of repurposing utterly exciting and satisfying. Somehow the verb ‘ to repurpose’ is more accurate than ‘to recycle’ in describing what I’m doing by creating jewellery out of junk: it  gives more the idea of an intent, a purpose. It’s not just avoiding the waste of material through the act of recycling, it is to adapt it for use in a different purpose.

There is something magical in the process of transforming a piece of discarded material into a piece of adornment. It feels like an alchemy, which is usually known as the ability to transform base metals into noble metals (gold or silver).

Making something beautiful out of scraps, of bits and pieces that I have collected, not only gives me pleasure during the process of creation and when seeing the final result, but also it is very empowering and structuring. As I create an object on the outside, I create myself from the inside. It helps me define who I am and what I do. I see beyond the junk, I visualise in my mind shapes and form. By making this vision or this dream real, I am projecting out something from within. Making conscious the unconscious.

It was through understanding the significance of alchemical symbolism that Jung came to formulate his central concept of individuation” says Maureen B. Roberts, Ph.D (2). She continues: “In the alchemical search for the Philosophers’ Stone Jung saw a direct parallel to the quest for the divine inner centre of the self. As base metals are gradually transmuted into gold, the ultimate unity and perfection, so unconscious processes manifesting themselves as archetypal images and symbols are transformed into the psychological equivalent of gold or the Stone, the undivided self. Thus the symbolism of the alchemical process represents a centralising and unifying instinct which culminates in the production of the self as a new centre of totality” (3)

Looking at what I have made, as if looking in a mirror, I see who I am.

pendant, recycled plastic orange rings and wooden slates threaded together
subdivide and prosper, plastic, wood, linen thread. © Blandine Hallé 2015

1. C.G. Jung, Memories, Dreams, Reflections. Article selection by S. Parker, PhD. Accessed 17/06/2015 http://jungcurrents.com/alchemy

2. M. B. Roberts, Beautiful Circuiting: The Alchemical Imagination in English Romantism, Text from: The Diamond Path: Individuation as Soul-making in the Works of John Keats, 1997. Accessed 17/06/2015 http://www.jungcircle.com/beautiful.html 

3. C. G. Jung, Psychology and Alchemy, trans. R. F. C. Hull, 2nd ed. (Princeton, NJ: Princeton UP, 1970) 115. Accessed 17/06/2015 http://www.jungcircle.com/beautiful.html

“Ici se tient la pierre mauvaise et laide

Qui vaut très peu en prix

Plus elle est méprisée par les idiots

Plus elle est aimée par les sages »

Arnaldus de Villanova, alchimiste du 13eme siècle (1)

Je trouve l’activité de réutilisation et de transformation passionnante et satisfaisante. Le mot ‘recycler’ n’est pas tout à fait assez précis pour décrire ce que je fais en prenant un vieux matériel et en le transformant en un bijou. En réutilisant et en transformant, il y a l’idée d’une intention déterminée. Il y a quelque chose de magique dans ce processus, une sorte d’alchimie, qui est habituellement connue comme la capacité de transformer les métaux de base en métaux nobles comme l’or et l’argent.

Faire quelque chose de beau à partir de déchets, de trucs ramassés ici et là, me procure du plaisir non seulement pendant l’acte de création et une fois terminé en voyant le résultat final, mais je trouve également que cette activité est très stimulante et structurante. Alors que je crée un objet à l’extérieur, je me crée également à l’intérieur. Cela m’aide à définir qui je suis et ce que je fais. Je vois au-delà du truc que j’ai ramassé, je vois dans mon esprit des lignes et des formes. En rendant cette vision ou ce rêve réel, je projette à l’extérieur quelque chose de l’intérieur de moi. Je rends conscient l’inconscient.

« C’était par la compréhension de la signification du symbolisme de l’alchimie que Carl Jung en est venu à formuler son concept central d’individualisation » dit M. Roberts (2). Elle continue : « dans la recherche alchimique de la pierre philosophale, Jung a vu un parallèle direct avec la quête du centre divin intérieur du moi. Alors que les métaux de base sont graduellement transformés en or, l’union ultime et parfaite, de la même manière les processus inconscients qui se manifestent sous forme d’images archétypes et de symboles sont transformés dans l’équivalent psychologique de l’or ou de la pierre philosophale, le soi non divisé. Donc le symbolisme du processus alchimique représente un instinct unifiant et centralisant qui culmine avec la production du soi comme nouveau centre de totalité » (3)

En regardant ce que j’ai fait, comme en regardant dans un miroir, je vois qui je suis.

A Renovator’s Dream in progress

Continuing on my series  A Renovator’s Dream – repurposing discarded materials – to be presented at the exhibition In Transit in Sydney at Depot II Gallery from 7 to 17 July (invitation coming…)

a renovator's dream in progress

Je continue à préparer ma série “Un Rêve de Rénovateur » – en recyclant des matériaux qui ont été jetés – et qui sera présentée à l’exposition En Transit à Sydney à la Galerie Depot II du 7 au 17 juillet prochain

In memoriam, Rosemary

In honour of my dear friend Rosemary, I will be wearing this necklace tomorrow at her funeral.

En l’honneur de ma chère amie Rosemary, je porterai ce collier demain à ses obsèques.

In memoriam, Rosie 1
In memoriam, Rosie 1

Her obituary reads: “her talent, intelligence, humour, integrity and loyalty has enriched the lives of family, friends, fellow musicians, colleagues and patients. Her life was a brilliant one.”

Sa nécrologie dit que : « son talent, son intelligence, son humour, son intégrité et sa loyauté a enrichi la vie de sa famille, ses amis, ses confrères musiciens, ses collègues et ses patients. Sa vie a été brillante »

She was fully in my heart and mind this last week as she inspired me in my studio, upcycling trashed plastic pipes into necklaces.

Elle était très présente dans mon cœur et mon esprit cette semaine passée pendant qu’elle m’inspirait dans mon atelier a “upcycling” des tuyaux de plastiques jetes en colliers.

In memoriam, Rosie 2
In memoriam, Rosie 2

With much love.